A SAFE(R) SPACE

LABORATOIRE PANDÉMIQUE  
︎︎︎  PATRO VILLERAY         2021

  1. Échanges
  2. Jeux
  3. Remise en question
  4. Appropriation des systèmes par les artistes




JOURNAL DE CRÉATION
Nous avons affaire à un tout nouveau groupe d’artistes qui prendra part à la série de quatre (4) performances à Tangente. Priorisant des artistes issues de la diversité culturelle, de genre et sexuelle, cet épisode du projet fait face à de nouveaux défis. Notre résidence au studio de Cas Public nous a permis de se pencher sur ce qui nous différencie, ce qui nous lie et chercher une orientation collective.

Cette résidence encadre un laborieux processus de négociations à savoir s’il existe un consensus dans le groupe et où réside-t-il.

Voulant mettre de l’avant des réalités LGBTQIA+ sur scène, des corps racisés et débinarisés,  il fallait nous poser la question : comment ? Quelles (types d’) histoires queers voulons-nous raconter ? À qui nous addressons-nous ? Voulons-nous exposer les injustices, la marginalisation et l’invisibilisation des corps queers dans le monde d’aujourd’hui ? et ainsi risquer de perpétuer les représentations violentes et déshumanisantes ... ou souhaitons-nous imaginer et incarner des manières d’êtres que nous souhaiterions observer davantange dans notre société ? 

Il n’y a pas d’inclusion sans exclusion. On ne peut parler de safe space sans parler de danger.

Peut-on aborder des thèmes de violences sans toutefois les faire subir aux corps qui les interprète ?


SOMATIQUE ︎︎︎ SEMANTIQUE
C’est principalement dans cet épisode du projet que nous nous sommes penché sur la relation entre l’expérience somatique des artistes et la lecture sémantique de l’oeuvre aux yeux du public.  

Un safe space n’est pas un lieu. C’est une manière d’être, un état qui émerge et qui se propage. Une utopie queer. Dans cette performance-anthologie qui oscille entre l’onirique et le quotidien de la jeunesse LGBTQ+, entre le studio de répétition et le night-club, un groupe d’ami·es tente tant bien que mal de ressusciter un sentiment de sécurité. Une brèche dans le temps, l’œuvre est le rêve d’un vivre-ensemble à la rencontre des différences. Elle célèbre la complexité et la nuance, dévoile toutes nos facettes (certaines plus troubles que d’autres), condamne la violence, teste les limites de l’authenticité et incarne des solutions inclusives et bienveillantes.

FAMILLE


en ordre alphabétique
Nicholas Bellefleur, direction + chorégraphie
Melusine Bonillo, dj + regard extérieur
Issac Koji Endo, assistant à la direction
Chéline Lacroixartiste-interprète
Brian Mendez, artiste-interprète
Jontae McCrory, artiste-interprète
Caroline Namts, artiste-interprète
Gabrielle Roy, artiste-interprète
Helen Simard, mentor + regard extérieur
Claire Seyller, artiste-lumière + direction technique
Raphaël Valensi, direction musicale
Noël Vézina, artiste-interprète
+ Pauline Fernandez, à la régie de Tangente


GÉNÉALOGIE DU PROJET


(2022) Performance ︎ TANGENTE
(2022) Résidence ︎ CAS PUBLIC
(2021=22) Laboratoire ouvert ︎ ECHO HOUSE
(2021) Laboratoire ︎ PATRO VILLERAY
(2021) Film ︎ VUE SUR LA RELÈVE
(2020) Extrait sur scène ︎ SHORT & SWEET CCOV
(2020) Étude sur les jeux︎ DANSE À LA CARTE
(2019) Performance ︎ FESTIVAL QUARTIERS DANSES

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