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DÉMARCHE  ARTISTIQUE



JEU

Jeu risqué, jeux de pensées, cadres stratifiés, ma démarche artistique conduit à la responsabilité personnelle. C’est par l’expérience, par le corps et les sens que l’humain absorbe et retient de nouvelles informations, se redécouvre, crée du liant et s’émancipe. 




PLURALITÉ

Enchanté par la spontanéité plurielle, mon travail se penche sur l’étude de systèmes et de situations où un même germe s’enracine, fermente et fleurit de manières distinctes dans chaque corps. Incarnations distinctes, orientations communes. Le studio comme permaculture. 



MAGIE

Contemplant l’émergence d’un ordre parmi le désordre, mon travail se penche sur l’étude d’enchevêtrements créatifs dans le but de se déformer le visible et donner forme à l’invisible par des pratiques de désenvoûtement








THÈMES / TERMES


en construction...

[A] [B] [C] [F] [M] [S] [V] [W] [X]
Incarnation

INCARNATION
 
On devient ce que l’on incarne. Le corps enregistre les actions posées à répétition. Il devient ces gestes et actions.  

COLLABORATION

Consentement


CONSENTEMENT
Entre en scène la question du consentement. Si l’interprète est si transformé•e par une chorégraphie, ne devrait-il pas y avoir un pouvoir décisionnel partagé, explicitement nommé et une communication ouverte tout au long de l’écriture chorégraphique afin d’assurer le renouvellement constant du consentement ? Dès lors, il me semble nécessaire de dénouer mes idées préconçues d’une chorégraphie tissée serrée et d’inclure la notion de consentement au sein même de la structure chorégraphique. Une chorégraphie peut-elle exister uniquement avec, grâce et au risque des choix émis dans le moment présent, avec consentement, par les interprètes ?

FORMATION 
Somatique / Sémantique

SOMATIQUE / SÉMANTIQUE    07–24–02024       (027)
Une situation chorégraphique est vécue et perçue parfois de manière quasiment opposée. Entre ce que les artistes ressentent dans une chorégraphie en contraste avec les lectures possibles du public, il y a tout un monde. Par exemple, les artistes s’efforcent à une tâche impossible et exigeante tandis que le public perçoit leur danse comme un moment d’utopie paisible et d’ensemble. L’empathie kinesthésique est alors biaisée par une lecture visuelle et intellectualisée. Plutôt que de passer par le corps et les sensations, elle passe par la tête et diminue ses chances de descendre au cœur et au ventre. 

Je vois dans l’exploration en studio de ce phénomène une manière concrète de repenser la chorégraphie sous le regard d’une pratique du care. Je suis arrivé à ce constat suite à de grandes réalisations dans ma propre carrière comme interprète telle que : on devient ce que l’on incarne. Suite à une série de performances, je me sens transformé. Les états de présence et de corps d’une chorégraphie m’affectent et me suivent dans mon quotidien au-delà du théâtre. C’est mon rapport au temps et à l’espace qui est changé, ainsi que ma musculature, ma respiration, mon regard, mon sens du poids et ma posture. On devient ce que l’on incarne car notre corps enregistre les sensations que la chorégraphie lui impose et re-compose notre rapport au monde à partir de ce nouveau corps. 

HabitusLes actions répétées au quotidien deviennent des habitudes et parfois vont mêmes jusqu’à transformer notre biologie. Le café du matin qui autrefois fût occasionnel, devient un prérequis pour la promesse d’une journée plaisante et productive. Et lorsque le café vient à manquer, en découle une carence dans le corps, un débalancement dans la circulation d’énergie parce que la routine instaurée, l’apport d’énergie artificielle auquel le cerveau s’attendait, n’est plus.
SENSATIONS
FORMESPONCTUATION

PERCEPTION 

TechnologieÀ la recherche de nouvelles sensations, plutôt que de s’aventurer dans sa propre chair et dans les fins fonds de son paysage intérieur, l’humain préfère tourner son attention et ses espoirs vers la technologie. La technologie détiendrait la promesse d'améliorer les capacités monotones de notre chair et nous donner accès à un sens des possibles au-delà des réalités terrestres : des réalités virtuelles. Alors qu’un accès à des dimensions invisibles pour les yeux est intégralement disposé dans chaque humain (imagination, méditation, spiritualité) c’est plutôt vers la création d’outil matériel, pensé et contrôlé, que nos efforts sont déployés. La magie, le mystère et les merveilles mises à notre disposition dans notre fort intérieur sont pourtant des forces puissantes d’interconnexion au monde. Elles représentent le passage gratuit, quoique non pas sans effort et volonté, vers des sensations dont ni les mots, ni les technologies ne sauraient leur rendre justice. C’est là que la danse entre en jeu. L’expérience par le corps sensible nous empreigne et nous inscrit dans une toile d’enchevêtrements et d’appartenance. 

La technologie que nous créons nous gonfle l’égo, nous gave d’une illusion de supériorité face au reste du vivant et nous en éloigne davantage. Certes, grâce aux sciences nous pouvons maintenant calculer, quantifier et mesurer le vivant. Mais à quelle fin ? Cette technique d’étudier le vivant est celle même qui nous distance de notre sujet d’étude. Si l’obsession qu’a l’humain de comprendre le monde est si importante à ses yeux, alors il devra délaisser le contrôle, lâcher prise, et faire confiance en la puissance de l’observation, la contemplation et le sensible. Devoir tout calculer, quantifier et mesurer le vivant sans jamais s’arrêter, écouter et se brancher aux flux et aux agissements interreliés du vivant, c’est contre-productif. C’est littéralement une faille dans la logique du l’humain industrialisé. Employons une manière de penser productiviste pendant un instant : ce n’est pas stratégique, d’un point de vue d’efficacité, si ton objectif est de comprendre le vivant, d’essayer de le comprendre seulement rationnellement, par les chiffres et les mots. Si nous avons un corps, de la chair, un système nerveux et des sens, c’est pour pouvoir vivre avec, contre et au risque du vivant, parce que nous en faisons partie. Notre capacité de ressentir est essentiellement ce qui nous lie au reste du vivant. C’est notre porte d’entrée vers d’autres manières d’agir, d’interagir et de ressentir le monde. 

Dans le monde naturel, il y a des choses qui peuvent nous dévorer et elles finiront par le faire un jour ou l’autre. Il n'est donc pas étonnant que nous préférions nous abstraire de la nature chaque fois que nous le pouvons, en nous imaginant dans des espaces théoriques moins chargés d'insécurité, évoquant des dimensions prônées au calcul et au contrôle. Nous nous glissons joyeusement dans des paysages médiés par la machine, nous offrant à toute technologie qui promet d'améliorer les capacités monotones de notre chair donnée. 

Regard [1]Le regard est la porte d’entrée vers l’intérieur des autres. C’est un moyen de communication à part entière.   
Regard [2]La valeur que les sociétés industrialisées donnent au regard est saisissante. Telle une hiérarchie pyramidale, l’humain installe sur un piédestal la vision comme sommité des sens. Cette reine guide et dicte la plupart de nos perceptions du monde. Préjugés et stéréotypes uniquement basés sur ce que l’on peut apercevoir avec les yeux est chose courante chez les humains et pourtant, trompe-l’œil, illusions et mascarades les entourent et les bernent au quotidien. Une délocalisation du regard vers de nouveaux centres est requise si l’on veut ressentir le monde. Une synesthésie volontaire est encouragée pour les alliées de la révolte des choses discrètes. 
Jeu On ne joue jamais. On joue toujours.

L’authenticité du geste qu’on aime tant chez certain·es danseur·ses... Le jeu des acteur·rices sur scène et à la télé... Les joueurs de hockey sur la glace... Les influencers sur les réseaux sociaux... On ne joue jamais. On joue toujours. 

La société est un grand jeu dont nous jouons tous·tes, qu’on le veuille ou non. La société est un grand jeu dont nous acceptons les règles sans se rendre compte du pouvoir que nous avons de les changer. Jouer à sa manière. 

Comment voulons-nous jouer ? 

IDIORYTHMIE 

IMAGINATION 

TRANSFORMATION 
SPONTANÉITÉ PLURIELLE




direction artistique
A SAFE(R) SPACE
LFDTLAB


danse & performance
Andrea Peña & Artists
Animals of Distinction
Compagnie Virginie Brunelle
Dave St-Pierre
Le Fils d’Adrien danse 
Compagnie Yvann Alexander


collaborations satellites
Fondation PHI
Émile Bilodeau
douxsoftclub
Antoniya
communauté
Forum jeunesse de l’Île de Montréal